|

Dernières infos

Mennesson : "S'entraîner par envie et non par obligation"

31/03/2020 | Entraînement - Confinement
 
Alors que la deuxième semaine de confinement se termine et que le Gouvernement a annoncé vendredi que la situation allait se prolonger encore au moins 15 jours, les triathlètes rongent leur frein. Entre home-trainer, exercices de préparation physique générale (PPG) ou tapis de course quand c’est possible, ils tentent de garder le rythme sans pour autant mettre les pieds dehors. Même les athlètes de haut niveau adeptes du long se plient à la consigne, à l’image de William Mennesson, 25 ans, licencié à l’AS Monaco Triathlon, vainqueur l’an passé du triathlon de Deauville, de l’EmbrunMan, ou du VentouxMan. Il reste philosophe en attendant que les choses s’améliorent.
 
William, comment se passe le confinement pour toi, tu fais du télétravail ?
Oui, pour tout dire, le confinement n’a pas changé grand-chose pour moi au niveau du rythme. Je suis Business Analyst pour une entreprise à Monaco, je vis à Villefranche-sur-Mer et je fais toujours mes horaires de boulot de 9h à 18h en télétravail. Du coup, je jongle encore entre le travail et l’entraînement pour essayer de garder un minimum de condition physique.
 
Tu arrives à respecter le confinement ou est-ce que tu es tenté de sortir ?
Au tout début de la crise, j’avoue que je suis sorti une ou deux fois très tôt le matin, car je suis un peu isolé dans la colline, vers le col d’Eze. Mais rapidement, j’ai compris qu’il ne fallait pas jouer avec ça et j’ai commandé un tapis de course, ça faisait longtemps que j’y pensais… Entre le home-trainer, les élastiques de stretch sur la terrasse et le tapis, j’arrive à m’en sortir…
 
Quel était ton programme pour ce début d’année 2020 et comment tu vis l’annulation de toutes les épreuves ?
J’avais prévu de commencer par Cannes, fin avril, puis d’enchaîner avec les deux TriGames, Mandelieu et Cagnes-sur-Mer avec l’objectif d’arriver en forme sur les championnats de France longue distance. Ensuite, je projetais de faire l’IronMan 70.3 d’Aix-en-Provence puis Nice mi-juin, et d’être prêt pour Deauville puis Embrun cet été. Avec cette nouvelle situation, il va falloir compenser par de l’entraînement, tout en gardant de la fraîcheur mentale pour envisager le retour à la compétition quand cela aura lieu, le plus tôt possible j’espère. J’ai un peu de chance car j’avais prévu une semaine de coupure quand tout a commencé, j’avais besoin de souffler. Donc je relativise, je regarde sur les réseaux sociaux comment les autres s’entraînent, pour analyser les bonnes et les mauvaises pratiques.
 
Qu’est-ce que tu conseillerais aux triathlètes qui n’ont pas forcément tous les équipements pour poursuivre l’entraînement avec le confinement, sans pour autant sortir de chez eux ?
C’est le bon moment pour couper avec les spécificités de notre sport. On peut faire de la musculation du bas du corps, avec de la pliométrie, sur des marches en intérieur, dans un bout de jardin ou sur sa terrasse. Il y a plein de challenges sur les réseaux sociaux qui donnent des idées d’exercices pour garder les stimuli musculaires. C’est ça le plus important et pas le volume. Faire deux fois 30 minutes d’exercice par jour c’est déjà un bon entraînement. Il faut trouver un compromis entre exercice et fraîcheur mentale, garder l’envie de s’entraîner et pas le faire par obligation, je garde toujours cette philosophie en tête. Il m’arrive de faire sauter une séance parce que je me sens fatigué. Si vous faîtes deux mois de home-trainer ou de tapis sans savoir pourquoi, vous allez sortir de ce confinement complètement rincés pour reprendre la compétition. La santé passe avant tout, au pire la forme reviendra un peu plus tard…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ligue Provence-Alpes - Côte d'Azur de Triathlon
Centre d'Affaire La Valentine
7, Montée du Commandant de Robien
13011 Marseille
Tel : 09 51 95 98 64
Courriel : contact@triathlonpaca.com